L'INTOLERANCE, UNE CHANCE...

Quelques clefs pour être pleinement heureux et satisfait de son sort et transformer une contrainte apparente en opportunités.

De prime abord, lorsque nous découvrons notre intolérance au gluten et que le diagnostic de la maladie cœliaque est posé, cette nouvelle est loin de nous réjouir, c’est le moins que l’on puisse dire. 

Nous voilà frappés de l’interdiction de consommer tout produit contenant du gluten et également, le plus souvent, tout produit contenant du lactose.  Autant dire que les premiers temps, nous sommes, pour la plupart d’entre nous, peu enclins à considérer que ce coup du sort est une fantastique chance, une formidable opportunité.

Et si vous venez juste de découvrir votre pathologie, pour sûr, le titre de cet article vous laisse au moins dubitatif s’il ne suscite pas en vous d’emblée une franche réaction d’agacement voir même un violent rejet.

Au fond, c’est vrai, vous ne pouvez plus vous nourrir comme vous en aviez l’habitude et tout simplement, comme tout le monde autour de vous ; Vous voilà devenu une sorte de paria contraint à l’exil alimentaire hors du monde de l’alimentation « full » gluten et « full » lactose, qu’en vérité vous adoriez et moi, je viens « gentiment » vous dire que vous êtes quelqu’un de  chanceux ! 

Avant de cliquer pour fermer cette page, il y a au moins une raison qui pourrait éventuellement vous interpeller et vous pousser à terminer la lecture de cet article :

Je suis concernée. Je suis moi-même intolérante au gluten et au lactose depuis longtemps. Le seul fait que je sois soumise aux mêmes « contraintes » que vous, mérite, que vous preniez la peine de vous intéresser à mon étrange opinion, à cette bizarrerie qui fait que, pour ma part, je considère que le sans gluten sans lait est une formidable opportunité.

Voici quelques clefs et j’en oublie certainement, qui me permettent de me satisfaire de mon sort voir même de m’en réjouir :

      Cesser de se focaliser sur ce que l’on a perdu.

 

Cesser de se focaliser sur ce que l’on a perdu.

Si je reste focalisée sur ce que j’ai perdu, sur ce que je ne peux plus faire, cela m’empêche d’appréhender les autres voies, les autres possibilités qui s’offrent à moi. Pragmatiquement, si vous essayez de faire la liste de tous les aliments qui vous sont autorisés sans avoir fait auparavant le deuil du blé, votre imagination sera littéralement asséchée par votre état d’esprit, par votre sentiment de perte. Votre liste sera aussi pauvre que peut l’être votre sentiment. A contrario, Si vous acceptez votre intolérance sans générer une négativité excessive et si vous faites le deuil de ce que vous ne pouvez plus faire, votre esprit se mettra en quête de solutions : «  On ne trouve que ce que l’on cherche… ». Il s’ouvrira, sera réceptif et votre liste qui au départ sera hésitante, s’étoffera et s’étoffera encore. Les idées pour une autre alimentation afflueront de façon ininterrompue.

      Faire le deuil de son ancienne alimentation.

 

Faire le deuil de son ancienne alimentation.

Je suis chanceuse et je suis pleinement satisfaite de mon sort parce que désormais mon alimentation est bien plus diversifiée qu’elle ne l’a jamais été. Autrefois, je disposais dans mon placard à épicerie d’un paquet de farine de blé, aujourd’hui quand j’ouvre mon placard, j’y trouve des farines de châtaigne, de maïs, de pois chiches, de manioc, de fonio, de souchet, de millet, de sarrasin, de soja, de quinoa, de lentilles vertes…etc.

Et pour le lait, c’est exactement la même chose.

En vérité, mon alimentation s’est considérablement enrichie et diversifiée. Personne ne peut nier que cela         présente beaucoup plus d’intérêt tant sur le plan gustatif que sur le plan de la santé. La farine de blé, c’était la solution de facilité, c’était la solution de pauvreté c’est à dire de l’absence de diversification alimentaire. Désormais, je mange toutes sortes de tubercules venus des quatre coins du monde, toutes sortes de légumineuses, beaucoup plus de légumes, je découvre de nouvelles saveurs.

Saviez-vous que l’Atiéké ou semoule de manioc est un excellent substitut du couscous ?

Saviez-vous que les graines de Chia sont des super-aliments extraordinairement riches en calcium, entre autres, et constituent d’excellents petit-déjeuners ?

C’était quand la dernière fois que vous vous êtes préparés un bon plat de lentilles ?

Avez-vous déjà goûté aux légumes anciens comme les topinambours ou les panais ?

Saviez-vous que la banane plantain est un excellent légume très rapide à cuisiner?....etc.

Avant, j’achetais souvent des plats tout prêts issus de l’industrie agroalimentaire. C’était simple, c’était facile. C’était aussi une alimentation pauvre en nutriments, pauvre en vitamines, trop riche en sel, trop riche en sucres, trop riche en graisses de mauvaise qualité, trop riche en additifs alimentaires,…. Maintenant, je ne peux plus me nourrir d’aliments transformés, de plats tout prêts, c’est vrai.

 J’y ai gagné !

      Mieux manger et réapprendre le bonheur du « fait maison ».

 

Mieux manger et réapprendre le bonheur du « fait maison ».

J’ai appris,  j’ai réappris,  à prendre le temps de cuisiner, de faire de « vraies » courses, de concocter de bons petits plats sains. Mon alimentation est riche en nutriments, elle est pauvre en sel, en sucre, en matière grasse. Et je sais ce que je mets dans mes plats ! J’ai réappris le goût des vraies recettes, celles qui sont faites à la maison avec des aliments simples et sains.

Je ne peux plus manger de hamburgers ? A la belle affaire ! Franchement, j’estime que je n’ai rien perdu ! J’ai appris à pâtisser, c’est même devenu une véritable passion. Je m’intéresse de près à mon alimentation et à ma santé et ça aussi c’est un plus.

      Ecouter notre corps. Il nous parle, il nous indique le chemin qui « nous » convient.

 

Ecouter notre corps. Il nous parle, il nous indique le chemin qui « nous » convient.

Oui, j’ai de la chance parce que mon corps m’a signifié clairement qu’il ne pouvait plus supporter le gluten. Combien de gens sont indisposés par le gluten et le lactose sans vraiment réussir à mettre le doigt dessus, sans même le savoir ? Nos pharmacies sont pleines de médications contre les ballonnements, les acidités gastriques et autres inconforts digestifs ; sans compter les antimigraineux, les antifatigues et autres cocktails vitaminés et poudres à perlimpinpin censées nous revitaliser, nous rendre notre forme. Le seul fait d’avoir enfin réussi à poser un diagnostic, rien que ça, c’est de la chance !

      Relativiser ! Le régime traditionnel de millions d’êtres humains hors de l’Occident est naturellement sans gluten ni lait.

 

Relativiser ! Le régime traditionnel de millions d’êtres humains hors de l’Occident est naturellement sans gluten ni lait.

Je ne me sens pas seule. Il existe un certain nombre, des millions en fait, d’individus sur cette planète dont le régime alimentaire traditionnel est un régime naturellement sans gluten et sans lait.

Si l’occident ne jure que par le blé et le lait, force est de constater que les asiatiques, les africains, et de nombreux autres ne consomment pas de blé et aucun produits laitiers. Au japon, pour ne prendre que cet exemple, le blé et le lait ne sont pas des aliments centraux du régime traditionnel. En Afrique noir, il n’y a pas de champs de blé dans les campagnes ni de vaches qui paissent çà et là,…. Tout ce petit monde est parfaitement satisfait et en bonne santé.  

Et pourquoi ne pas se mettre à la cuisine asiatique ? Pourquoi ne pas apprendre à se faire des sushis, des Bibimbaps coréens, ou encore de délicieux woks parfumés aux épices exotiques ? C’est une opportunité et de découvrir, et d’apprendre, et de se nourrir différemment.

Ce sont des opportunités ! Pour peu que l’on consente à cesser de s’accrocher au passé.

      Il existe un nombre incalculable de recettes sans gluten dans le patrimoine gastronomique mondial.

 

Il existe un nombre incalculable de recettes sans gluten dans le patrimoine gastronomique mondial.

Et si l’on tient tant à ne manger que français, ce n’est pas un problème, la gastronomie française est l’une des plus riches au monde en variété, en nombre de recettes. Et le pain ? Ah oui, là j’avoue, il va falloir oublier ce pain si cher à nos yeux de français. On trouve des substituts convenables dans les rayons des supermarchés mais rien qui n’égale le vrai goût du pain « bourré » de gluten de blé. J’ai adoré manger du pain, évidemment, mais je ne vais pas me braquer, ni m’apitoyer sur mon sort, ni refuser d’avancer pour du pain ! J’ai fait une croix dessus sans états d’âmes !

Oui, oui, je ne peux plus manger de pains, de pâtes et de pizzas et j’en fais,  désormais, bien volontiers le deuil puisque cette nécessité d’éviction m’a permis de transformer ma façon de me nourrir en mieux.

 Et puis je me sens tellement bien aujourd’hui, je suis pleine d’énergie. L’essentiel est là !  Mon corps me dit « Merci ».

      C’est basique, mais l’essentiel c’est d’être en pleine forme !

 

C’est basique, mais l’essentiel c’est d’être en pleine forme !

Je refuse de faire de mon intolérance une tare que je traînerai comme un boulet toute ma vie, c’est ridicule ! Je n’ai pas choisi d’être intolérante mais je peux choisir l’état d’esprit que je nourris à ce propos et ce que je compte faire de mon intolérance… 

 Je ne peux plus manger de blé ? Très bien, ce n’est « pas » un problème, c’est une occasion de mieux m’alimenter.

J’espère sincèrement que mon point de vue vous sera profitable. Je souhaite que votre chemin sans gluten sans lait soit simplement formidable et qu’au bout du compte, vous en veniez, au fil des ans, à considérer que vous n’êtes pas même malade.

Pour ma part, j’ai du mal à utiliser le terme de maladie ou de pathologie parce que je suis juste en pleine forme ! Et que la consommation de blé et de lait ne me concerne plus, d’accord, mais ne m’importe plus non plus.

      Oui, le bonheur est dans le glutenfree aussi !

 

Oui, le bonheur est dans le glutenfree aussi !

J’ai choisi d’être heureux parce que c’est bon pour la santé.
— Voltaire

J'ai choisi d'être heureuse sans gluten et sans lait parce que c'est bon pour ma santé au sens propre comme au sens figuré. Pour finir sur une note hyper positive et des images réjouissantes, jetez un oeil à mon tableau "POSITIVER !". Je le regarde dès que j'ai une baisse d'énergie et vraiment ça me remet en forme pour la journée.